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Lire : Derrière les maux, la vie  Bérénice Geoffray
Préface d’Emmanuel Hirsch Fauves
 
Des récits de vie, au plus près de la maladie et de ses excès, ses douleurs, ses incertitudes… Neuf résidents d’Appartements de coordination thérapeutiques (ACT) de l’association Cordia ont confié à l’auteur leurs forces et leurs fragilités quotidiennes. Le partage de leur expérience les place en tant qu’experts auprès d’autres personnes touchées – de près ou de loin – par une maladie chronique invalidante. http://www.fauves-editions.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=19

La dialyse est une prison : allégeons les peines !

L’éditorial de la revue britannique The Lancet du 14 mai, intitulé « Live and let dialyse », rappelle que la dialyse sauve des vies, mais reste un traitement très imparfait – en raison de la manière dont elle est réalisée ; parce qu’elle ne remplace que partiellement la fonction des reins ; et parce que, dans beaucoup d’endroits du monde, elle n’est accessible qu’à un très faible nombre de patients.

Aujourd’hui, en France, 43 000 personnes dont les reins ne fonctionnent plus survivent, et heureusement, grâce à la dialyse. Ce traitement empêche leur organisme de s’empoisonner, il doit être répété tous les deux jours et dure entre quatre et cinq heures. Avec les temps de transport, d’attente, de récupération, un tiers de l’existence est ainsi amputé. La vie qui ­reprend son cours entre deux séances reste le plus souvent diminuée, parfois dévastée, avec la fatigue, les contraintes alimentaires, l’impossibilité de boire à sa soif, les immenses difficultés pour continuer à travailler, l’impossibilité de s’assurer et de faire des projets, les couples qui parfois explosent, l’isolement, la grande fréquence de la dépression.

On ne peut s’en échapper. La moindre transgression des règles fait peser une menace vitale. La mortalité en dialyse approche celle des cancers graves. Bien sûr, de nombreux patients vivent depuis très longtemps en dialyse, avec une qualité de vie ­satisfaisante. Mais les statistiques sont là : tous âges confondus, cinq ans après avoir commencé le traitement, la moitié des patients sont ­décédés. Même chez les plus jeunes, le pronostic…

En savoir plus sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/05/16/la-dialyse-est-une-prison-allegeons-les-peines_4920416_1650684.html#phU7LiGCJb8ltSHK.99

Greffe d’organe: vers la fin de l’incompatibilité ?

La manipulation du système immunitaire du receveur pour faciliter la prise du greffon améliore la survie à long terme.
Et si l’incompatibilité entre un donneur et un receveur d’organe n’était plus un problème? Si un malade n’arrivant pas à trouver le bon rein, le bon poumon ou le bon cœur pouvait recevoir celui de n’importe quel donneur indépendamment de son système immunitaire et sans risque de rejet?
L’idée n’est pas nouvelle, et la technique de désensibilisation du receveur est déjà pratiquée aux États-Unis et en Europe, y compris en France, mais de façon assez confidentielle. Or pour la première fois, une étude parue dans le New England Journal of Medicine montre que cette stratégie est payante à large échelle chez des patients difficilement transplantables: huit ans après une greffe de rein, 76,5 % de ceux qui ont bénéficié de cette désensibilisation sont toujours en vie, contre 63 % de ceux qui ont pu bénéficier d’un greffon compatible, et 44 % de ceux qui attendent toujours le bon greffon.  http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/03/17/24752-greffe-dorgane-vers-fin-lincompatibilite.

 

 

Greffe de rein : découverte d'une des causes de rejet

Une greffe de rein sur deux est rejetée par le système immunitaire dans les dix ans qui suivent la greffe. Des chercheurs américains viennent de découvrir une des causes de ces rejets.

En cas d’insuffisance rénale chronique grave, le rein n’assure plus ses fonctions et le malade a besoin d’un traitement de suppléance : la dialyse ou une greffe de rein . A ce jour en France 42 500 personnes sont dialysées et 33 700 ont reçu une greffe.

Mais même après une opération réussie, il arrive que le système immunitaire du patient finisse par rejeter le rein greffé.

Il existe deux types de rejet : aigu et chronique. Le rejet aigu se produit rapidement et l’organe est rejeté en un an. Le rejet chronique prend plus de temps et se développe lentement au fil des ans, pour se terminer par un échec dans les 3 à 10 ans qui suivent la greffe : le système immunitaire de l’hôte reconnaît le nouveau rein comme « étranger » et monte une réponse immunitaire contre lui, le détruisant lentement. Ainsi après 3 ans, 17% des greffes de rein échouent. http://www.topsante.com/medecine/troubles-urinaires/insuffisance-renale/vivre-avec/greffe-de-rein-decouverte-d-une-des-causes-de-rejet-610288